Bandeau Lionel Hoche

Lionel Hoche - Cie MéMé BaNjO

  • Chorégraphe

Artiste en résidence à La Commanderie – Mission danse pour la saison 2019/2020

Spectacle "samedicarrément" de Lionel Hoche
"samedicarrément" de Lionel Hoche | Ⓒ Agathe Poupeney

La résidence

Pour la saison 2019/2020, le chorégraphie Lionel Hoche est en résidence à Saint-Quentin-en-Yvelines, avec le soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles d’Île-de-France.

A l’occasion de cette résidence, trois de ses pièces sont présentées dans des théâtres de SQY : MMO au Prisme- Théâtre d’Elancourt, samedicarrément au Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, Scène nationale, Dimanche éperdument, Création au Prisme - Théâtre d’Elancourt.

Des impromptus sont proposés au Musée de la ville à l’occasion des ouvertures de deux expositions : Assayages, à l’occasion du vernissage de l’exposition Le siège se révolte + Impromptu #2 au Musée de la ville à l’occasion du vernissage de l’exposition Habiter le territoire (reportée à février 2021).

La compagnie est en résidence de création au Prisme - Théâtre d’Elancourt fin 2020.

Des actions artistiques et culturelles sont menées avec différents publics

  • Des élèves du Lycée Descartes de Montigny-le-Bretonneux
  • Les enseignants et élèves de l’Ecole de danse d’Elancourt, dans le cadre de la direction artistique du Gala de fin d’année
  • Des adhérents du Centre social de l’Agora, Elancourt
  • Un groupe de danseurs amateurs de SQY pour le lancement du bal poétique
  • Les habitants de SQY, avec le projet "Agglobodies"

Une Visite dansée de La Commanderie est mise en place pour les Journées Européennes du Patrimoine 2020, en lien avec le Musée de la ville. 

Tout au long de la résidence, le chorégraphe Lionel Hoche mène un projet qui est le fil rouge des différentes actions artistiques : Agglobodies. Accompagné du photographe Jean-Christophe Bardot, des photos de gestes dansés dans l’espace urbain seront prises l’occasion de chaque atelier ou rencontre avec des publics, des danseurs amateurs, des habitants…

Une exposition de clichés sera ainsi constituée à la fin de la résidence, une série d’images qui témoigneront de la richesse et de la diversité des populations et des types de territoires de Saint-Quentin-en-Yvelines.

La résidence en image

    Photo Série "Agglobodies"
    Exposition "Agglobodies" | Ⓒ Jean-Christophe Bardot
    Projet Agglobodies
    Projet "Agglobodies" | Ⓒ Jean-Christophe Bardot
    Atelier bal poétique
    Atelier Bal poétique | Ⓒ Francis Birault
    Vernissage au Musée de la ville
    Vernissage de l'exposition "Les sièges se révoltent" - Musée de la ville | Ⓒ C.Lauté - SQY

L'artiste

Lionel Hoche est un homme de vocabulaire, chorégraphique s’entend. De par son parcours, qui commence par l’Opéra de Paris avant de finir chez Daniel Larrieu avec un détour par Jiri Kylian, il accumule des savoir-faire et des techniques fort différentes dont il tirera une gestuelle très personnelle.

Chorégraphe depuis 1988, il approfondit son écriture, à la fois fine et vigoureuse et crée sa compagnie MéMé BaNjO en 1992. Ses interprètes sont aussi disparates que passionnants : on y verra passer pêle-mêle les chorégraphes contemporains Alain Buffard, Cécile Proust, Alvaro Morell ou Cyrill Davy, Christophe Wavelet, devenu depuis journaliste et théoricien, et des danseurs classiques d’un niveau remarquable.

Ses chorégraphies sont d’un périlleux équilibre : du “ contact-improvisation ” qui se glisse dans les pas les plus académiques, du contemporain qui vient pervertir l’implacable beauté d’un ensemble tiré au cordeau, et une torsion du geste qui induit une sorte de courbure de l’espace et n’appartient qu’à lui. Profondément humanistes, ses pièces recèlent une forme d’humour fait d’ironie affectueuse pour ses congénères. Ce qu’il cherche, de chorégraphie en chorégraphie, pourrait s’appeler grandeur et décadence du danseur. En effet, sa gestuelle n’est pas exempte d’une grandeur toute classique ni d’une animalité assez sauvage qui vient heureusement dévoyer des mouvements extrêmement mesurés, sinon calculés. Parfois, la chorégraphie a des langueurs de sérail : lignes sinueuses, méandres de bras aux arrondis sensuels, cambrés suggestifs… Parfois, la dureté et la rigueur d’une géométrie inexorable qui aligne des pas d’un austère éclat.

Ainsi, au cœur d’une même œuvre Lionel Hoche fait entrapercevoir simultanément une vision d’un corps glorieux et triomphant qui soudain périclite et laisse découvrir une humanité organique et harassée, voire d’un érotisme troublant. En ce sens, il a su inventer un vrai renouveau du vocabulaire classique en prenant des chemins de traverse plutôt inattendus. C’est probablement pourquoi nombre de ballets s’assurent la collaboration de ce chorégraphe auquel l’importance d’une grande compagnie ne fait pas peur, au point que Daniel Larrieu le choisira comme assistant pour travailler à l’Opéra de Paris, avant qu’il ne se lance lui-même dans l’aventure en y créant Yamm. Il sait composer des danses de groupes énergiques et fluides, d’une symétrie subtilement falsifiée, et de brillants solos à l’élégance typiquement française mettant en valeur les qualités d’interprètes de haut niveau.

Par ailleurs, Lionel Hoche a su s’assurer de palpitantes collaborations scénographiques et musicales, d’une grande liberté de ton. Son regard aigu, très au fait des avant-gardes picturales lui permet de choisir avec discernement des peintres de talent. Ces œuvres plastiques apportent à ses pièces un cachet très graphique, transformant le fait chorégraphique en une sorte de mobile animé particulièrement attractif. Quant à la musique, l’éclectisme de ses choix qui peuvent allier à la techno le désuet d’une valse un peu désaccordée, son goût pour des instruments étranges ou inusités donnent à toutes ses chorégraphies une saveur douce amère qui perturbe aimablement la perception d’un public qui finit par ne plus savoir… sur quel pied danser !

En savoir plus : memebanjo.com/fr

Spectacle "MMO" de Lionel Hoche
"MMO" de Lionel Hoche | Ⓒ Agathe Poupeney